Stage féminin à Bessancourt 26 mai 2013 (JARA9)

Laurence Debaere, 4ème DAN A.R.A.
Laurence Debaere, 4ème DAN A.R.A.

L’A.R.A. est une des rares écoles à proposer des stages d’Aïkido uniquement féminin. Si partisans et détracteurs font montre d’arguments contradictoires, les participantes, elles, ne tarissent pas d’éloges sur ce moment privilégié qui leur est réservé. Laurence Debaere, membre du collège technique, 4ème DAN A.R.A. encadre tous les ans avec passion ce stage. C’est donc avec plaisir que nous vous livrons quelques commentaires, photos et réactions glanés ce dimanche 26 mai, jour de la fête des mères…

 

JARA : Pourquoi un stage féminin ?

L.D. : Fondamentalement il n’y a aucune différence entre l’aïkido féminin ou masculin. Les techniques sont les mêmes, les positionnements sont les mêmes, les placements sont les mêmes. Néanmoins, il y a des mouvements plus naturels à exécuter pour une femme que pour un homme. Dans l’exécution des atémis, on ne visera pas les même parties qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme. Dans l’exécution d’une technique, les placements des mains peuvent être légèrement différents pour protéger certaines parties de notre corps comme la poitrine par exemple. Et puis, j’aime ce moment simple et agréable partagé entre collègues !

JARA : Quels aspects souhaites-tu particulièrement travailler ?

L.D. : En cette fin d’année, j’aime particulièrement mettre l’accent sur la recherche personnelle. Je fais faire beaucoup de techniques et je laisse chercher. Je ne suis pas à conseiller ou à rectifier sans cesse. J’aime voir les gens travailler et découvrir par eux-mêmes. A ce niveau de l’année c’est souvent très enrichissant. Ensuite quand les pratiquantes ont réalisé plusieurs fois la technique à un rythme assez soutenu, je reprends un ou deux points particuliers. Je préfère de loin cette approche à celle consistant à reprendre chaque personne à chaque instant. On s’aperçoit bien vite tout seul que le geste que l’on fait, que le déplacement que l’on opère, n’est pas dans la bonne direction !
Il est très important de sentir par soi-même.
Dans ce stage par exemple, le travail des hanches et les placements sont les points que je veux particulièrement travailler.

JARA : Les bases toujours les bases ? Ikkyo revient souvent dans les techniques que tu proposes.

L.D. : Faire l’entrée en Ikkyo est essentiel. Elle permet de se positionner correctement pour faire ensuite n’importe quelle technique en particulier lorsque l’on travaille les katame waza. Une entrée en Ikkyo permet de se positionner pour faire Sankyo, Nikyo ou Yonkyo…
Sur l’enchaînement, il en est de même, c’est l’entrée qui est importante. Elle permet le positionnement du corps et des mains, c’est la base de tout. On ne peut que très difficilement placer un sankyo directement sur une attaque. Il faut d’abord se positionner.

LES TECHNIQUES ÉTUDIÉES LORS DU STAGE :

TACHI WAZA
UKE : Ai hanmi katate dori
TORI : Ikkyo ura, Shiho nage dans les quatre directions
UKE : Ushiro Ryote dori
TORI : Ude kime nage, Kote gaeshi, Irimi nage, Shiho nage, Aiki Otoshi

HANMI Andachi WAZA
UKE : Ai hanmi katate dori
TORI : Shiho nage
UKE : Shomen uchi
TORI : Irimi nage ura

SUWARI WAZA KIHON KATAME WAZA
UKE : Shomen uchi
TORI : Ikkyo omote – Sankyo, Ikkyo ura – Sankyo, Ikkyo omote – Yonkyo, Ikkyo ura – Yonkyo , Ikkyo omote – Nikyo, Ikkyo ura – Nikyo

RANDORI
Ai hanmi katatedori : Ude kime nage, Irimi nage, Kokyu nage, Kiri otoshi, Shiho nage, Kote gaeshi, Aiki otoshi, Uchi kaiten nage
Morote dori : kokyu nage

ENCHAINEMENTS
Sur attaque unique (yokomen uchi) – enchaînement de trois techniques au choix.


Kata 19

2013_05_Bessancourt