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Editorial 9

Pour ce numéro neuf du journal de l’ARA, nous vous proposons beaucoup d’images de stages et des articles, qui nous l’espérons, sauront retenir votre attention. La rédaction de ce journal n’est pas une mince affaire et pour présenter sans cesse des nouveautés et des articles d’intérêt, nous renouvelons notre invitation à tous les pratiquants qui souhaiteraient soumettre « de la matière » : articles de fond, histoires, images, dessins etc…Soyez proactifs et aidez-nous à animer cette feuille de chou fédérale.
Nous vous souhaitons une bonne lecture et de bonnes vacances !

Mot du président 9

Chers amis,
Le temps passe si vite, que j’ai l’impression d’avoir rédigé le dernier encart du Président il y a 2 mois. Mais nous sommes bel et bien à la fin d’une autre saison riche et active. Paradoxalement, quand d’autres fédérations font leur crise «d’adolescence», l’ARA, après quelques moments difficiles, reprend un bon rythme. Notre école se développe même, avec de nouveaux pratiquants assidus et motivés.
Cette année a également été celle du démarrage du DIF, un nombre important de demandeurs, des encadrants motivés et un travail sérieux feront de cette session, j’en suis sûr, une grande cuvée.
Il me reste à souhaiter bonne chance et bon courage à tous les postulants au DIF et aux Gradés.
Je vous souhaite à toutes et à tous de très bonnes vacances, et vous donne rendez-vous dès septembre sur les tatamis !
Jean-Pierre Le PIERRES

Les couleurs du hakama (JARA9)

Le hakama (袴), pantalon large et plissé, est un vêtement ancré dans l’histoire du japon. On le trouve dans le costume traditionnel masculin et féminin, associé à la hiérarchie sociale dès l’ère Heian (v.794 – v.1185). Il s’est développé sous différents aspects, par exemple sous forme de pantalon bouffant aux chevilles (sashinuki 指貫, ou Nobakama). La forme actuelle du hakama porté dans le budo a peu varié depuis la période Edo (1603-1868)

Hakama (2)
Sasaki Saburo et Nakayama Hakudo
Démonstration de Kendo (vers 1940)

La structure du hakama indique l’appartenance à une caste (Dojo ou temple), de la même manière, quoique plus subtilement, que le tartan des clans écossais.
Dans le japon contemporain, le hakama reste un vêtement de cérémonie (mariage, remise de diplôme, protocole). Pour les femmes, les hakamas sont colorés, souvent enrichis de broderies ou à motifs ; pour les hommes, ils sont généralement à rayures. Dans le culte shinto, le prêtre porte un hakama blanc, ceux des assistants sont vert clair et ceux des assistantes, rouge, symbole de virginité au Japon.
Porter le hakama donne sa solidité à l’être, ainsi qu’en atteste la cérémonie de la « vêture du pantalon »  de l’époque Heian (v. 1010) et qui participe aujourd’hui encore des rites Sichi-go-san (7-5-3), de passage de l’enfance. Le hakama fluide et ample, utilisé dans la pratique des arts martiaux traditionnels tels que l’aïkido, le kendo, le naginata, le kyudo et le iaido, permet de donner à celui qui le porte une image qui dépasse le dessein vestimentaire.

Variation sur la couleur entre héritage traditionnel et adaptation opportuniste

Hakama (5)
Estampe sur bois de Utagawa Kuniyoshi 歌川 国芳
(1798 – 1861)
Hakama (1)
hakama écossais

Le hakama porté dans la pratique actuelle des arts martiaux est chargé de symbolique du budo. Dans la pratique conduite par O’ Sensei, le hakama est le vêtement à porter par tous durant le travail. Il n’est pas la reconnaissance d’un niveau ou d’un grade.
Des témoignages d’uchi deshi de O’Sensei, dont celui de Shigenobu Okumura Sensei, (1922-2008) 9° dan de l’Aikikai Hombu Dojo, rapportent que les pratiquants portaient le hakama dès leurs débuts. « Il n’y avait pas de restriction sur le type d’hakama. Le dojo était un endroit très coloré avec des hakamas de toutes sortes, de toutes les couleurs et de toutes les qualités, du hakama de kendo, au hakama rayé utilisé dans la danse japonaise ou encore ceux en soie précieuse de «Sendaihira». Après la fin de la seconde guerre mondiale, l’économie du japon décline entraînant une autre raison à la diversité des couleurs de hakama taillés dans des  toiles recyclées et teintes artisanalement de sorte que le bigarré du tissu ressortait rapidement à l’usure.
Mitsugi Saotome Sensei (1937 – ) mentionne également, dans son livre «Principes de l’Aïkido»,  que le Hombu dojo était un endroit pittoresque quand s’y entraînaient des hakama de toutes les couleurs .
La difficulté des temps d’après-guerre aura contribué à ce que les élèves récemment arrivés dans le dojo aient le choix de pratiquer sans hakama jusqu’à ce qu’ils puissent subvenir à son acquisition.  Un autre reflet de cette situation conduit au dogme majoritairement retenu dans les dojos occidentaux qui consacre un niveau d’initiation du pratiquant en lui accordant le droit au port du hakama.

Hakama (1)
‘zodiac japonais’ Samouraï portant les 7 armes et accompagné de son chien. Le Hakama est serré sur la jambe.

Un code de couleur du hakama selon la discipline s’est cependant installé dans l’ensemble des dojos, en occident comme au japon, rassemblant la majorité des pratiquants. Ainsi, en Aïkido, le hakama est uni, noir ou indigo, parfois bleu électrique pour les hakama en coton. Le noir est aussi préféré en naginata et en kyudo (où les beige, vert et autres gris se rencontrent parfois). En Kendo, les couleurs préférentielles du hakama sont l’indigo et plus rarement le noir. En iaïdo, le hakama blanc, ou rayé peut également être utilisé en fonction des écoles. La couleur grise est réservée au sensei.

Singularité : le hakama blanc ?

Hakama (4)
Nakayama Hakudo fondateur du iaido Muso Shinden-ryu

Coûteux à fabriquer et difficile à entretenir, le blanc n’est pas une couleur utilisée pour la pratique martiale. Le hakama blanc est un habit porté par les courtisans ou lors de cérémonies. Pourtant, Nakayama Hakudo (1873-1958), ami intime de O’Sensei, développe son utilisation au dojo Yushinkan de Kyoto. Le port du hakama blanc est devenu populaire sous son influence à l’entrée de la période Showa (1925). Faut-il dire que c’est l’inquiétude sur la négligence de l’entretien de la propreté des hakama foncés par ses élèves qui a incité le Maître à leur faire porter le blanc qui ne peut rien cacher … ?

‘Bien dans son corps, bien dans sa tête’

Hakama (3)
Rayures d’un hakama classique de ïaido

Le port du Hakama est un catalyseur de la pratique de l’art martial. S’en revêtir, nouer les sangles soigneusement aident à entrer en concentration ; de même, s’en dévêtir et le mettre dans ses plis est un temps important de consolidation.  La couleur est un des codes lié au hakama et véhicule sa part de complexité en message non verbal et en langage budo.

Sources

Sachiko Takeda, « La noblesse de l’époque de Heian  », Cipango [En ligne], Hors-série | 2008, http://cipango.revues.org/
http://www.yamakaminari.com/HowTo/JorunnBig_Book_of_Garb/Hakama_For_Swedes.pdf
http://www.aikidolebouscat.fr/Aikido/hakama.html
http://kenshi247.net/blog/2010/02/18/the-white-hakama-of-yushinkan
http://sendaihira.jp/english.html
http://www.leotamaki.com/article-mais-pourquoi-porte-t-il-un-hakama-blanc-112033066.html

Stage féminin à Bessancourt 26 mai 2013 (JARA9)

Laurence Debaere, 4ème DAN A.R.A.
Laurence Debaere, 4ème DAN A.R.A.

L’A.R.A. est une des rares écoles à proposer des stages d’Aïkido uniquement féminin. Si partisans et détracteurs font montre d’arguments contradictoires, les participantes, elles, ne tarissent pas d’éloges sur ce moment privilégié qui leur est réservé. Laurence Debaere, membre du collège technique, 4ème DAN A.R.A. encadre tous les ans avec passion ce stage. C’est donc avec plaisir que nous vous livrons quelques commentaires, photos et réactions glanés ce dimanche 26 mai, jour de la fête des mères…

 

JARA : Pourquoi un stage féminin ?

L.D. : Fondamentalement il n’y a aucune différence entre l’aïkido féminin ou masculin. Les techniques sont les mêmes, les positionnements sont les mêmes, les placements sont les mêmes. Néanmoins, il y a des mouvements plus naturels à exécuter pour une femme que pour un homme. Dans l’exécution des atémis, on ne visera pas les même parties qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme. Dans l’exécution d’une technique, les placements des mains peuvent être légèrement différents pour protéger certaines parties de notre corps comme la poitrine par exemple. Et puis, j’aime ce moment simple et agréable partagé entre collègues !

JARA : Quels aspects souhaites-tu particulièrement travailler ?

L.D. : En cette fin d’année, j’aime particulièrement mettre l’accent sur la recherche personnelle. Je fais faire beaucoup de techniques et je laisse chercher. Je ne suis pas à conseiller ou à rectifier sans cesse. J’aime voir les gens travailler et découvrir par eux-mêmes. A ce niveau de l’année c’est souvent très enrichissant. Ensuite quand les pratiquantes ont réalisé plusieurs fois la technique à un rythme assez soutenu, je reprends un ou deux points particuliers. Je préfère de loin cette approche à celle consistant à reprendre chaque personne à chaque instant. On s’aperçoit bien vite tout seul que le geste que l’on fait, que le déplacement que l’on opère, n’est pas dans la bonne direction !
Il est très important de sentir par soi-même.
Dans ce stage par exemple, le travail des hanches et les placements sont les points que je veux particulièrement travailler.

JARA : Les bases toujours les bases ? Ikkyo revient souvent dans les techniques que tu proposes.

L.D. : Faire l’entrée en Ikkyo est essentiel. Elle permet de se positionner correctement pour faire ensuite n’importe quelle technique en particulier lorsque l’on travaille les katame waza. Une entrée en Ikkyo permet de se positionner pour faire Sankyo, Nikyo ou Yonkyo…
Sur l’enchaînement, il en est de même, c’est l’entrée qui est importante. Elle permet le positionnement du corps et des mains, c’est la base de tout. On ne peut que très difficilement placer un sankyo directement sur une attaque. Il faut d’abord se positionner.

LES TECHNIQUES ÉTUDIÉES LORS DU STAGE :

TACHI WAZA
UKE : Ai hanmi katate dori
TORI : Ikkyo ura, Shiho nage dans les quatre directions
UKE : Ushiro Ryote dori
TORI : Ude kime nage, Kote gaeshi, Irimi nage, Shiho nage, Aiki Otoshi

HANMI Andachi WAZA
UKE : Ai hanmi katate dori
TORI : Shiho nage
UKE : Shomen uchi
TORI : Irimi nage ura

SUWARI WAZA KIHON KATAME WAZA
UKE : Shomen uchi
TORI : Ikkyo omote – Sankyo, Ikkyo ura – Sankyo, Ikkyo omote – Yonkyo, Ikkyo ura – Yonkyo , Ikkyo omote – Nikyo, Ikkyo ura – Nikyo

RANDORI
Ai hanmi katatedori : Ude kime nage, Irimi nage, Kokyu nage, Kiri otoshi, Shiho nage, Kote gaeshi, Aiki otoshi, Uchi kaiten nage
Morote dori : kokyu nage

ENCHAINEMENTS
Sur attaque unique (yokomen uchi) – enchaînement de trois techniques au choix.


Kata 19

2013_05_Bessancourt

Tadashi Abe – Première série – Technique n°8 (JARA9)

Nikyo omote sur saisie ryo sode dori – forme ura

La technique oubliée – démontrée par Tadashi Abe (JARA9)

Nous retranscrivons ici des passages des ouvrages faits par Tadashi Abe avec l’aide de Jean Zin dans les années 60, il est assez intéressant de voir certaines des techniques qui se pratiquaient à l’époque, avec les termes de l’époque.
Même si certains termes changent, la forme et le fond restent encore d’actualité. Faites-vous votre idée !

 

Textes et images extraits de:
l’Aiki-do Méthode créée par le maître MORIHEI UESHIBA
L’arme et l’esprit du samouraï japonais par Tadashi Abe
Adaptation et descriptions de Jean Zin.

 

Mouvements fondamentaux – Deuxième positif (1-3) – Deuxième négatif (4-6)

 

La position du dojo (JARA9)

S’il existe de nombreuses descriptions de l’orientation idéale du dojo, nous sommes toujours confrontés à certaines questions : comment faire quand la porte de sortie se trouve située à l’est, suite à une fantaisie d’architecte ? Ou bien quand le kamiza est installé sur le mur sud ou ouest du dojo ? Après une présentation générale des règles d’or, nous tenterons d’apporter des éclairages permettant de répondre à ces questions.

La disposition intérieure de la salle où sont installés les tatamis ne doit rien au hasard ou à un simple désir de décoration. Elle est une application matérielle de l’éthique propre à notre discipline. Elle vise donc à permettre : la meilleure efficacité de l’enseignement, le respect des personnes, en assurant sécurité et hygiène, le respect des lieux, en assurant ordre et propreté, le respect de l’éthique, en définissant les rapports entre tous.
Le dojo (道場) est le lieu où l’on étudie et cherche la voie (道). Historiquement le dojo était la salle d’un temple religieux consacré à la méditation. Ces salles ont été utilisées par la suite pour l’enseignement des arts martiaux.

Le kamiza

Le dojo obéit à des règles d’or concernant son orientation. Ces règles furent fixées par l’empereur Kammu (736-805), pendant l’ère Heian.
Le côté honorifique, le kamiza (上座), littéralement le côté élevé, est situé face au sud. C’est le mur (za) des esprits (kami).

Le kamiza de Fleury-sur-Andelle lors d'un stage enfants
Le kamiza de Fleury-sur-Andelle lors d’un stage enfants

Le kamiza dispose d’un autel (ou niche) : le tokonoma (床の間), où l’on peut déposer des éléments décoratifs. A l’origine cette alcove représentait symboliquement la grotte céleste dans laquelle s’était réfugiée Amateratsu, la déesse du soleil (voir JARA n° 6). Dans cette niche, l’Empereur conservait les “Trois Joyaux” du Japon : un miroir de bronze poli, une épée droite, un joyau écarlate.
Il est traditionnel d’y déposer un bouquet arrangé selon la tradition de l’ikebana (生け花 ) ou un bonsaï qui matérialisera les forces de la nature. En fait, on peut utiliser de nombreux éléments décoratifs : pierre, statuette, éventail, ou casque qui seront déposés sur une table symbolisant le tokonoma. Parfois dans les dojos traditionnels, ce mur était composé d’une cloison de bois permettant d’y disposer divers rangements. où l’on dissimulait des armes.
Aujourd’hui, le kamiza est plus souvent simplement décoré d’un portrait représentant le fondateur de la discipline enseignée. C’est à l’occasion de manifestation particulière que l’on aménage un tokonoma «éphémère». De plus, dans les dojos publics utilisés pour de nombreuses disciplines (y compris non martiales !) on trouve souvent sur le kamiza les portraits de plusieurs fondateurs comme Morihei Ueshiba (aïkido) ou Jigoro Kano (Judo).  L’enseignant s’assied toujours dos au kamiza. Et c’est aussi près de lui que doit être placé un invité de marque.

Orientation du dojo
Orientation du dojo

Le shimoza

Le mur situé face au kamiza est le shimoza (下座), littéralement le côté bas, où sont assis les élèves qui font face au sensei. C’est le mur des ancêtres (shimo). A droite, côté Est, les plus gradés, à gauche, côté Ouest, les moins gradés.
Le Shimoza représente le culte des ancêtres et la piété filiale ainsi que la force des anciennes traditions. C’est donc symboliquement le lieu où l’on va recevoir, dans le respect, l’enseignement des aînés qui perpétuent les traditions qu’ils ont reçus eux-mêmes de leurs pères.

Joseki et Shimozeki

Le Migi Gawa (côté droit) du dojo si l’on regarde face au Nord est donc le mur Est. Appelé Joseki (côté supérieur) il est considéré comme Ura, donc Yin et féminin et est traditionnellement réservé aux instructeurs qui assistent le sensei.

Le Hidari Gawa (côté gauche) si l’on regarde face au Nord est donc le mur Ouest. Appelé Shimozeki, il est considéré comme Omote, donc Yang et masculin et est occupé par les élèves les plus jeunes, les débutants, les moins gradés (kohai).

Symbolique d’enseignement

Cette orientation a une signification symbolique. Face au Sud, l’enseignant reçoit la lumière du soleil, qui est la connaissance qu’il doit transmettre. Les élèves ne peuvent voir cette lumière qu’au travers de la réflexion qu’en offre l’enseignant, qui se doit donc d’être le miroir le plus fidèle possible. Les pratiquants anciens sont du côté du soleil levant : de par leur ancienneté, ils commencent à comprendre les principes essentiels de leur discipline, alors que les débutants sont encore dans l’ombre.

Dojo traditionnel
Dojo traditionnel

La porte dojo est traditionnellement construite dans l’angle inférieur situé au Sud-Ouest de la salle. Les débutants se trouvant près de l’aire d’attente dans le coin sud-ouest sont donc près de la porte d’entrée et de sortie. C’est le coin des « sans-grade » et « sans nom », ceux qui se faisaient tuer en premier lorsque le dojo était attaqué, on y place également les visiteurs.  A l’opposé, côté Est, les plus hauts gradés protégeaient le Maître de leur sabre.

Le placement des invités du côté des débutants près du mur Ouest (Shimozeki), quand il existait de nombreuses écoles concurrentes, rendait difficile aux éventuels espions envoyés par les autres écoles de voir les techniques particulières à ce dojo pratiquées par les anciens près du mur Est.

Traditions et fantaisies d’architecte

Et maintenant pensez à votre dojo… Est-il orienté correctement ?  le kamiza est-il bien situé sur le mur Nord afin que lors du salut l’enseignant soit inondé par les rayons du soleil ? Et la porte d’entrée de votre dojo où est-elle située ? Si cette porte se trouve dans le coin inférieur sud-est, que privilégiez-vous ? Mettre les anciens à l’ouest afin que les «sans-grade» puissent donner leur vie en cas d’intrusion fortuite ? Dans ce cas les sempaïs se retrouvent dans l’ombre (à l’ouest)  et ne bénéficient pas des premiers rayons du soleil (de la connaissance)…
Force est de constater que dans beaucoup de cas, l’édifice dans lequel nous pratiquons n’a pas été pensé pour être un dojo… c’est en fait une salle de sport polyvalente que nous adaptons.
A vous donc, en fonction de la symbolique que vous préférerez, de disposer vos élèves… la transmission du savoir combinée à la tolérance et à l’adaptabilité restant, dans notre culture, l’élément fondamental.

Sources :

Blog Bushidô, la voie du guerrier : http://bushido.over-blog.com/article-17754743.html
Blog Tunis Aikido : http://tunisaikido.blogspot.fr/2008/11/architecture-dun-dojo-daikido.html
Wai Jia, arts du poing externe : http://www.tao-yin.com/wai-jia/dojo_1.htm
Le blog d’Emilie : http://www.infoaikido.com/tag/dojo/
Takemusu Aikido Renmei France : http://itaaf.free.fr/

Bresles accueille un stage national, 6 et 7 avril 2013 (JARA9)

Les 6 et 7 avril  2013, le dojo de Bresles a accueilli un stage national encadré par Jean-Pierre Le Pierres et Christian Bouché Pillon. Ce stage s’est déroulé sur deux jours et a réuni plus de 50 participants. Ce reportage photo vous montrera que joie de vivre et assiduité étaient au menu ! Un grand merci aux organisateurs de cette manifestation réussie.

 

2013_04_Bresles

La nomenclature de l’A.R.A. (JARA9)

La nouvelle nomenclature de l’A.R.A. vient de paraître.
76 pages, un travail énorme de remise en forme, l’introduction de photographies pour les séries Tadashi ABE. Nous avons souhaité vous présenter les nouveautés de cette nomenclature ainsi que les avantages que chacun pourra y trouver.

(La nomenclature peut être consultée dans la partie réservée aux membres)

NomenclatureCouvertureComme il est indiqué dans le préambule de cet ouvrage « La présente nomenclature technique a été réalisée par le collège technique de L’Aikitai jutsu Ryu ABE, sous la responsabilité de l’expert fédéral.
Son but n’est pas de normaliser, ni de figer les techniques des différents grades KYU et DAN au sein de notre école, mais de donner un support de travail à tous les pratiquants, ainsi qu’un répertoire de techniques dans lequel chaque enseignant pourra puiser pour définir le niveau des grades KYU de son dojo, et de permettre à chaque postulant pour un passage de grade DAN, de se préparer dans le sens du travail demandé pour cet examen.»

Le sommaire de la nomenclature

PRÉAMBULE
MAITRE TADASHI ABE
QU’EST-CE QUE L’AÏKIDO ?
MODES DE TRAVAIL
MODES D’ENTRAINEMENT
TECHNIQUES
FORMES D’ATTAQUES ET DE SAISIES
CONNAISSANCES DE BASE
EXERCICES PRÉPARATOIRES DE BASE
AU SUJET DE LA TECHNIQUE
GRADES KYU (la progression)
6ème KYU
5ème KYU
4ème KYU
3ème KYU
2ème KYU
1er KYU
GRADES DAN
(la progression, les critères)
1er DAN
2ème DAN
3ème DAN
4ème DAN
5ème DAN
PROGRESSION EN GRADES
TERMINOLOGIE USUELLE
SÉRIES ÉCOLE AIKITAI JUTSU RYU ABE
Première série
Deuxième série
Troisième série
Quatrième série
Cinquième série
NOTES PERSONNELLES

VOCABULAIRE ET CONNAISSANCES DE BASE

La première partie de la nomenclature permet de se familiariser avec quelques notions fondamentales. Après un bref historique retraçant l’histoire de l’aïkido, les grandes voies de la discipline sont présentées. Dans cette partie, on découvrira un vocabulaire technique avec lequel les pratiquants ne sont pas forcément familiers. Tout le monde a entendu parler dans son dojo du travail «gono» (travail dur)… Il est intéressant de découvrir que cela s’écrit «Go no Keiko» et d’apprendre que le travail en souplesse se nomme «Ju no keiko». La fin de la première partie rassemble les techniques listées de façon exhaustive et les connaissances de base (positions, exercices,…). Elle constitue, en quelque sorte, un dictionnaire qu’il est bon d’avoir toujours sous la main.

LA PRÉPARATION DES GRADES KYU

Nomenclature3emekyu
Feuille « guide » pour la préparation du 3ème kyu

Du 6ème kyu (ceinture blanche) au 1er kyu (ceinture marron), une liste des techniques devant être connues, sues ou maîtrisées, est proposée.
Comme il est indiqué : «Ce programme technique est purement indicatif, charge à chaque enseignant de fixer le niveau des connaissances techniques des grades kyu de son dojo». On pourra donc se référer, grade par grade, aux techniques demandées. Celles-ci sont présentées par groupe (Tachi waza, Nage waza, Ushiro waza, Suwari waza, Hanmi andachi waza, Bokken et Jô).

LA PRÉPARATION DES GRADES DAN

Nomenclature2emeDAN
Feuille du programme 2ème DAN

Contrairement aux grades kyu, le programme technique pour le passage des grades DAN est imposé. Vous trouverez donc dans cette nomenclature révisée les nouveaux programmes pour chaque grade (jusqu’au 5ème DAN). Chaque programme est présenté sur une page. Il est difficile de donner une idée de la présentation générale car elle varie réellement selon les grades (sauf la présentation du 1er et 2ème DAN qui sont assez similaires). Un tableau de progression en grades avec les délais minimum entre chaque grade clos ce chapitre.

LES SÉRIES TADASHI ABE

NomenclatureSérie
Feuille technique du 5ème mouvement de la première série Tadashi Abe

C’est une partie désormais très importante de la nomenclature ! Les 5 premières séries sont présentées sur 46 pages. Pour chaque série, en tête de chapitre la liste des 10 mouvements composant la série est déroulée de façon synthétique constituant un véritable «pense-bête» pour les postulants. Ensuite, chaque mouvement est détaillé avec des illustrations en couleur où les phases essentielles sont reprises (voir l’exemple ci-dessous). Lorsqu’un détail mérite une attention particulière, un cercle rouge l’indique sur la photo.

Comme il est précisé dans la première partie, cette nomenclature a vraiment été conçue pour servir de support technique et pédagogique aux différents pratiquants de notre école, l’A.R.A., du débutant au professeur confirmé.

Bonne lecture !