Archives de catégorie : JARA 10

Editorial 10

Bonjour à tous, un nouveau numéro du Journal de l’A.R.A pour vous souhaiter de très bonnes fêtes de fin d’année. Il y a longtemps depuis la publication du dernier journal, mais comme vous le verrez dans ces pages, nous n’avons pas chômé pour autant avec la mise en place d’une commission communication. Lorsque tout sera bien posé, nous espérons pouvoir vous  proposer notre publication plus régulièrement. Dans ce numéro, vous pourrez découvrir quelques articles de fond, des surprises, vos rubriques habituelles bien sûr et des conseils pratiques. Bonne lecture et BONNE ANNEE 2014

Mot du président 10

Bonjour à tous,

la fin de l’année est là et comme à chaque fois nous faisons le constat que le temps passe vraiment vite. Cependant l’année écoulée n’a pas été sans mouvement pour l’A.R.A.  En effet, nous avons vu de nouveaux pratiquants nous rejoindre, nous avons vus de nombreux  membres de nos club passer des grades avec pugnacité, nous avons vu notre organisation s’étoffer avec une cellule communication en charge du journal de la fédération, du site web à venir et de bien d’autres choses dont nous vous parlerons dans ces pages. La fréquentation des stages s’améliore, ce qui est la marque  d’une bonne motivation de chacun d’entre vous. En bref, nous pouvons nous féliciter, vous féliciter de votre implication et de votre motivation. Je vous souhaite de poursuivre sur ce chemin, nous sommes chaque jour plus nombreux à l’arpenter et c’est ainsi que nous reussirons à perpétuer notre pratique. Bonne année 2014 !

Jean-Pierre Le PIERRES

La cellule communication (JARA10)

L’A.R.A se dote d’une organisation dédiée à la communication. Une grande fédération d’Aïkitaï jutsu se doit d’être vue. Elle doit aussi pouvoir transmettre les informations correctement à ses adhérents. Les événements des clubs et de la fédération ont droit à une visibilité sur les médias et canaux de diffusion d’aujourd’hui.

Après la mise en place des  différentes commissions, l’ARA poursuit sa structuration avec la formation de l’équipe communication. Depuis la rentrée, quelques pratiquants de différents grades et venus de différents clubs, se sont mobilisés et ont commencé à travailler sous la houlette de Jean-Pierre et Pascal, sur différents dossiers.

Diplome (ème kyu
Un diplôme de grades personnalisable par club, bientôt accessible sur le site fédéral de l’A.R.A.

Développer l’image de l’ARA en interne et vers l’extérieur, refonte du  site de notre école, exploitation de tous les supports et canaux de communication, tels sont les premiers chantiers mis en route. A ce titre, nous recherchons un(e) « expert(e) » en nouveau canaux : Facebook/Twitter, qui pourrait rejoindre notre équipe rapidement, si vous êtes tenté(e) manifestez-vous !

Membres de la commission : Carole, Maud, Pauline, Alain B., Christophe, Jeff, Jocelyn, Jean-Pierre, Pascal.
Envie de nous aider ? Une information ? Un article ? Une demande ?
Envoyez vos messages à : ara.com@aikitaijutsu.fr

Ce sera long, demandera du temps et du travail… Mais, ensemble, nous construirons l’image de l’A.R.A., ensemble, nous construirons l’A.R.A.

Plan de communication
Manuel de communication – 18 pages

Les premiers grands chantiers de la cellule communication seront : la refonte du site fédéral, la mise en place d’une biographie de Jean-Pierre LE PIERRES,  l’alimentation régulière des stages de notre fédération sur les différents supports, la création d’une vidéo institutionnelle,…

Un planning prévisionnel des actions a été élaboré et doit se répartir sur les deux années à venir. Nous comptons sur tous, dans chaque club pour appuyer et relayer cette démarche.

La Fédération A.R.A présentera sous peu son nouveau site web. Vous pourrez y découvrir le portrait de chaque technicien, l’histoire de l’ARA, toutes les informations et documents utiles aux clubs, un espace réservé aux responsables de clubs et bien d’autres choses encore…

Cellule_Communication_ARA
La cellule communication presque au complet (manque Pauline et Alain B.), réunie lors du stage national organisé à Bresles les 15 et 16 Novembre 2013.
Logo-ARA-transparent
l’A.R.A. présente son nouveau logo. La grue se pare d’une crête rouge et le cercle support du sigle de notre fédération (Aïkitai Jutsu Ryu Abe) devient gris pour mieux faire ressortir les lettres rouges (le cercle était dans un dégradé de vert auparavant).

 

Le DIF (JARA10)

Dans le cadre de son organisation et de sa structuration, l’ARA a mis en place un système de DIF: le Diplôme d’Instructeur Fédéral. Chaque enseignant doit pouvoir se prévaloir de cette formation, ne serait-ce que pour affirmer sa légitimité face aux parents, aux adhérents ou aux interlocuteurs communaux.

Relancé il y a un an dans une organisation un peu plus formelle, le DIF ou Diplôme d’Instructeur Fédéral ARA entame son second cycle. Fort de son expérience passée, il se complète et se stabilise.
Les pratiquants qui s’inscrivent à l’épreuve du DIF sont principalement des professeurs qui souhaitent régulariser leur situation administrative vis-à-vis de la municipalité; des pratiquants qui envisagent d’ouvrir un club ou de succéder à un enseignant; des assistants de cours ou tout simplement des personnes curieuses et motivées qui un jour seront enseignants à leur tour.
Les modules de formation et d’information sont revus en fonction de l’évolution des réglementations, mais aussi des attentes et remarques des postulants. L’objectif majeur du DIF est de fournir aux participants des pistes de recherche, des indications sur les orientations de la Fédération.
Le DIF permet de situer notre école dans la mouvance aïki, de se faire une idée des bases utiles à connaître pour proposer un cours à des enfants ou à des adultes. Les sessions DIF permettent aussi aux  aspirants professeurs de se confronter au public (membres de la commission et collègues des cours) ce qui est bien souvent un moment délicat au départ.
Des intervenants extérieurs à la commission (profs / assureurs) sont conviés pour faire part de leur expérience en tant qu’enseignants, ou pour répondre aux questions qui peuvent voir le jour.
Le DIF est aussi un moyen de s’impliquer un peu dans la vie de l’ARA en se faisant les relais de notre pratique et en participant à la diffusion de notre art martial.

2013/11 Stage enfants à Bornel (JARA10)

2013_11_BornelL’A.R.A. organise régulièrement des stages dédiés aux enfants. C’est au dojo de Bornel, dans l’Oise que s’est déroulé le 23 novembre 2013, le dernier stage enfants. Il était encadré par Laurence Debaere, technicienne A.R.A et responsable de la commission enfants de l’A.R.A., par Olivier, enseignant enfants du club d’Ermont et par Jeff, assistant enseignant à Ermont également.
21 participants se sont rencontrés pour évoluer ensemble sur les tatamis. Une occasion rêvée, comme lors des stages adultes de découvrir d’autres pratiques et d’autres pratiquants.
Voici le retour de Jeff sur ce stage.

Le stage dure 1 h 30 ce qui est souvent un peu plus qu’une séance enfants habituelle dans un dojo. Un échauffement ludique pour commencer avec la participation des encadrants. On commence à courir, on saute, on chute, on tourne puis, quand on est bien chaud…. on recommence ! Ah oui j’allais oublier… Bien sûr, on tourne autour du tatami en déplacement shikkô, un claquement de main, tout le monde se lève et on court, un claquement de main, et hop, on repart en shikkô … course, shikkô, course, shikkô… je vous assure qu’à ce rythme là, les enfants sont vite chauds et prêts pour commencer … l’échauffement des poignets !
En Seiza, quelques mouvements de tête puis on enchaîne Kote gaeshi, kote mawashi et kote hineri, 10 de chaque… on fait ainsi le tour jusqu’à ce que tous les enfants aient compté. Chauds ? On a rien oublié ? Place à l’aïkitaï Jutsu !
Quelques mouvements basiques pour commencer sur une saisie Ai hanmi katate dori, on travaille la sortie de ligne puis l’entrée en uchi kaiten. Le niveau des pratiquants est très hétérogène. Plus de la moitié a commencé l’aïkitai jutsu à la rentrée de septembre, c’est à dire il y a à peine trois mois ! L’autre partie est constituée d’élèves plus aguerris. On décide donc de séparer le stage en deux parties. Une partie avec les débutants poursuivra avec des mouvements ronds constitués essentiellement de projections (aiki nage, kokyu nage,…) l’autre partie (majoritairement 5ème et 4ème kyu) approfondira les formes de kaiten nage en entrée uchi ou soto, avec enchaînements de techniques. Une vingtaine de minutes avant la fin, on réunit tous les participants de nouveau pour travailler le Jô. Quelques mouvements simples de garde, de frappes et de déplacements qui, pour certains, ont été leur premier contact avec une arme. Enfin, tous sont invités à développer leur kokyu dans un travail de projection par le souffle avec deux partenaires saisissant en morotedori. Une belle journée qui s’est conclue par un superbe goûter organisé par le club de BORNEL.

 

Tadashi Abe – Première série – Technique n°9 (JARA10)

Soto Kaiten Ude Garami sur saisie ryo sode dori – forme ura

La technique oubliée – démontrée par Tadashi Abe (JARA10)

Nous retranscrivons ici des passages des ouvrages faits par Tadashi Abe avec l’aide de Jean Zin dans les années 60, il est assez intéressant de voir certaines des techniques qui se pratiquaient à l’époque, avec les termes de l’époque.
Même si certains termes changent, la forme et le fond restent encore d’actualité. Faites-vous votre idée !

3ème principe (san kajo) – 5ème mouvement négatif – Oura Deuxième négatif (4-6)

Textes et images extraits de: l’Aiki-do Méthode créée par le maître MORIHEI UESHIBA L’Aïkido, la victoire par la paix par Tadashi Abe. Adaptation et descriptions de Jean Zin.

Aïkido et aïkitaï jutsu (JARA10)

Une question revient souvent :  « Ce que vous faites c’est de l’aïkido non ? C’est quoi la différence ? » Voici quelques pistes de réflexion pour vous aider à commenter sur le sujet… La réponse péremptoire du style : «Nous, on est martial, les autres, c’est de la danse», devant être écartée pour deux raisons : d’une part cette dichotomie est simpliste, d’autre part, la différence est loin de résider dans cette simple comparaison…

Des mots rien que des mots

合 ai : union ; harmonie
気 ki : énergie
道 dō : voie (spirituelle)
体 taï : corps
術 jutsu : technique, art

D’un point de vue linguistique, on perçoit déjà la différence. Si l’aïkido et l’aïkitai jutsu possèdent les mêmes principes fondateurs d’union (ne pas s’opposer, rendre l’attaque vaine par sa simple dissolution), il existe une notion spirituelle dans l’aïkido (peu véhiculée par les fédérations européennes) qui est peu ou pas enseignée dans notre école. Néanmoins, selon le principe du yin et du yang dans chaque tout, on discerne une partie de son contraire et l’on ne peut dire qu’une chose soit totalement Yin ou Yang. Une entité est toujours plus Yin ou plus Yang qu’une autre. Alors, on dira que l’aïkitaï jutsu est plus centré sur l’efficacité de la technique et l’aïkido plus centré sur la résolution harmonieuse du conflit naissant.

La naissance de l’Aikitai-jutsu

Satori
Satori, tome 1, Klem Niko, les humanoïdes associés, 2009

L’aïkido comme  l’aïkitai jutsu sont des Budo (bu 武 signifie la guerre et dō 道 la voie). L’aïkido fut fondé par Morihei Ueshiba entre 1925 et 1960 et  officiellement reconnu par le gouvernement japonais en 1940 sous le nom d’aikibudō. L’aïkido a été créé à partir de l’expérience que son fondateur avait de l’enseignement des koryu (écoles d’arts martiaux anciennes), essentiellement le ju-jitsu de l’école daitō ryū, le ken jutsu (art du sabre japonais) et l’aiki jutsu. L’aïkido est donc né de la rencontre entre ces techniques de combat et une réflexion métaphysique de Morihei Ueshiba sur le sens de la pratique martiale à l’ère moderne.
Moriheï Ueshiba entamera la promotion de l’aïkido au niveau mondial et enverra des experts sur tous les continents. En France, Minoru Mochizuki fut le pionnier (1951) suivi par Tadashi Abe (1952) puis Nobuyoshi Tamura (1964). Son fils Kisshomaru poursuivra son œuvre.
Jean-Pierre Le Pierres, expert Fédéral de l’A.R.A., étudia avec Jean Delforge, élève direct de Maître Tadashi ABE, jusqu’en 1975. A partir de 1976 il passe à la FFAB (Fédération Française d’Aïkido et de Budo), en 1980 il entre au GAAN (Groupe Aïkido André Nocquet). En 1987, naît l’EFA (Ecole Française d’Aïkido) qu’il rejoint naturellement. En 1995, voulant insister sur l’aspect martial de son approche, il créé l’ARA « Aïkido Ryu Abe ». En 2008, le terme « aïkido » est abandonné au profit du vocable Aïkitaï Jutsu renforçant encore la notion de martialité au profit de la notion de spiritualité. Jean-Pierre Le Pierres remet alors au goût du jour les « séries » que Tadashi ABE avait créées pour enseigner l’aïkido aux européens. On peut voir, dans cette démarche, un parallèle à celle de maître Tadashi ABE qui, en 1960, rendit ses grades à l’Aïkikaï de Tokyo en disant :  « L’Aïkido que j’ai appris avec O’Sensei était un budo. Depuis mon retour au Japon, je m’aperçois que ce que l’on enseigne ici aujourd’hui n’a plus rien à voir avec cet art martial. Je n’ai plus rien à voir avec vous. Je vous rends mon menjo, certificat de mes grades. »

D’une façon générale, l’utilisation de  » jutsu  » est très fréquente dans les arts de guerre plutôt que « do » (voie au sens spirituel). Cela signifie que les techniques transmises sont des techniques faites pour la survie, le combat véritable, et non pour la compétition ou le perfectionnement de soi-même au travers d’une « voie » (même si cette dimension existe bien évidemment dans notre école). Si les techniques guerrières « jutsu » ont été modifiées pour la sécurité de tous dans les « Budō » modernes, elles doivent, dans notre école, garder leur esprit (atémis, saisie de la trachée, coup de pied,…). D’où une « attitude » demandée dans la pratique de notre art. C’est peut-être là que réside la différence… si tant est qu’il y en ait une, la diversité des courants ne doit pas être perçue comme des dogmes de pensées. Elle doit être vue comme des éclairages variés présentant différentes facettes d’un seul et même art : l’aïkido.

Sources :

http://www.kokorotaijutsu.be/historique/
http://fr.wikipedia.org/wiki/aikido
http://www.aikido.com.fr/Histoire-de-l-Aikido
http://www.aikidonord.com/histoire-de-l-aikido/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Taijutsu
http://www.aikicam.com/

Origami, une histoire de papier (JARA10)

L’Origami est le nom japonais donné à l’art du pliage de papier ; Oru 折 signifiant plier et Kami 紙, papier (à noter que Kami signifie aussi Dieu), mais contrairement à ce que la plupart des gens croient, cet art provient de Chine et non du Japon (les deux kanjis étant d’ailleurs des caractères chinois).

Origami_ComL’origami est issu d’un art ancien populaire de Chine appelé Zhézhi, art regroupant le pliage et découpage du papier créé peu après la découverte de la fabrication du papier vers le IIe siècle avant notre ère. Importé au Japon au VIIe siècle par les moines bouddhistes, l’origami est d’abord uniquement utilisé dans les cérémonies religieuses (du fait du prix élevé du papier). A la période Heian (794-1185) l’origami devient un art de plus en plus pratiqué et ce sont bien les japonais qui deviennent les maîtres de cet art, d’où le fait de l’appeler encore de nos jours sous son nom japonais et non chinois.

L’origami consiste donc, à partir d’une seule feuille de papier, à réaliser à l’aide d’une succession de plis (appelés diagramme) sans collage ou découpage, toutes sortes d’objets, du plus réaliste ou plus irréaliste. D’autres arts comme le kirigami (art du découpage de papier) peuvent être liés à l’origami.
photo2Parmi les nombreux pliages, celui de la grue est un des plus connus, la grue étant un animal important au japon, de nos jours, synonyme de paix. Une légende raconte que quiconque plie mille grues de papier verra son vœu exaucé. L’histoire  d’une petite fille, Sadako, malade des effets de la bombe atomique d’Hiroshima, illustre cette légende. Sadako réussit à en plier 644 avant de mourir. Les élèves de son école finirent de plier les 1 000 grues et érigèrent une statue représentant une petite fille, un vol de grues de papier décollant de ses mains ouvertes, placée dans le parc de la paix d’Hiroshima et ornée de milliers de guirlandes de 1 000 grues.

QUELQUES CONSEILS
photo1Pour commencer en origami, prenez des exemples simples pour vous familiariser avec les symboles et les bases de plis. Le papier doit être fin et résistant. Au début préférez des feuilles dont les deux faces sont de couleurs différentes et cherchez sur internet des schémas aux faces différentes. Faites les plis avec soin et précision (un millimètre de différence pourra engendrer des problèmes par la suite), enfin marquez bien les plis avec l’ongle ou une règle (en faisant attention toutefois à ne pas le déchirer).
Pour faire de petits origamis avec des feuilles aux motifs variés et colorés, prendre des feuilles classiques (80g) et imprimer des motifs trouvés sur internet. Elles sont moins épaisses que les papiers « fait main » japonais, plus faciles à manier et bien moins chères. Pour les bijoux, mettre simplement deux couches de vernis sur l’origami avant de les monter.
En cette période de festivités, pensez à récupérer les papiers cadeaux pour faire vos origamis…

Origami : La grue (JARA10)

La grue, symbole de notre école. Comment réaliser une grue en origami.